Les trois Maîtres
Depuis sa création, le Sahaj Marg a déjà connu trois Maîtres, qui ont notablement marqué le mouvement de leur empreinte, fort différentes au demeurant.
- Le père spirituel : Shri Ram Chandra Maharaj of Fatehgarh (1873-1931) est surnommé affectueusement Lalaji.
Il est à l'origine de la création du Sahaj Marg qu'il a commencé à enseigner vers 1895. Son influence est limitée : à sa mort, il avait une centaine de disciples et seulement une dizaine de précepteurs, essentiellement dans l'état d'Uttar Pradesh.
- Le fondateur : Shri Ram Chandra Maharaj of Shahjahanpur (1899-1983) est surnommé affectueusement Babuji ou Master.
Fils de fonctionnaire, il obtient un poste à la cour de justice du district de Shahjahanpur (état d'Uttar Pradesh) qu'il occupe jusqu'en 1954. Sa première rencontre avec Lalaji date de 1922. Ce dernier l'aurait désigné pour lui succéder alors qu'il n'était pas même précepteur. Il attendra d'ailleurs 13 ans avant de reprendre le flambeau. Babuji fonde officiellement la Shri Ram Chandra Mission en 1945 et va enseigner le Sahaj Marg vers le Sud de l'Inde, ce que lui aurait demandé Lalaji, resté lui dans le Nord. Sa conduite irréprochable et ses nombreux écrits sur le Sahaj Marg en font le véritable fondateur de la Mission.
- Le successeur : Shri Parthasarathi Rajagopalachari, surnommé Chari ou Chariji.
Il est né en 1927, dans une famille de brahmanes de Madras. Directeur exécutif de la Indian Textile Paper Tube Company, filiale de la TTK Krishnamachari Group, il prend sa retraite en 1985 et vit de ses rentes. Homme d'affaires, Chari a beaucoup voyagé tant en Inde qu'en Europe où il a vécu plusieurs années. En 1964, il rencontre pour la première fois Babuji, en 1970 il est déjà secrétaire général de la Mission. A la mort de Babuji en 1983, il lui succède à la tête de la Mission. C'est lui qui entraîne Babuji en Occident dès 1972. Depuis, il n'a jamais cessé d'accroître l'influence de la Mission hors de l'Inde. De mouvement hindou sans réelle organisation, il a transformé la Mission en une structure efficace et mondialisée.
Babuji était vraisemblablement un saint homme aux yeux de la culture hindoue, même si certains de ses propos paraissent parfois teintés d'un brin de folie. Il est par contre très probable que c'est son successeur, Chari, homme d'affaires connaissant parfaitement le monde occidental, qui a transformé le Sahaj Marg en mouvement sectaire...
A ce propos, la succession de Babuji n'est pas très claire. Officiellement, avant de mourir, Babuji aurait nommé Chari pour le remplacer. Mais la succession a semble-t-il donné lieu à des querelles d'influence, avant même le décès de Babuji. Chari dirige la Mission depuis le Sud de l'Inde, à Manapakkam. Mais une autre fraction, depuis Shahjahanpur (état d'Uttar Pradesh, dans le Nord), conserve une relative indépendance de décision.
Enfin, une organisation dissidente est née en août 1991. L'Institute of Sri Ram Chandra Consciousness a été créé par Sri K.C. Narayana, fils du Docteur en philosophie K.C. Varadachari, principal ami et fidèle de Babuji. L'ISRC ne se reconnaît qu'un seul Maître éternellement présent, Babuji. Le Sahaj Marg est remplacé par le Satyapad Marg (true path ou vrai chemin) et la méthode utilisée par les précepteurs est appelée Pranahuti Aided Meditation.
- Le père spirituel : Shri Ram Chandra Maharaj of Fatehgarh (1873-1931) est surnommé affectueusement Lalaji.
Il est à l'origine de la création du Sahaj Marg qu'il a commencé à enseigner vers 1895. Son influence est limitée : à sa mort, il avait une centaine de disciples et seulement une dizaine de précepteurs, essentiellement dans l'état d'Uttar Pradesh.
- Le fondateur : Shri Ram Chandra Maharaj of Shahjahanpur (1899-1983) est surnommé affectueusement Babuji ou Master.
Fils de fonctionnaire, il obtient un poste à la cour de justice du district de Shahjahanpur (état d'Uttar Pradesh) qu'il occupe jusqu'en 1954. Sa première rencontre avec Lalaji date de 1922. Ce dernier l'aurait désigné pour lui succéder alors qu'il n'était pas même précepteur. Il attendra d'ailleurs 13 ans avant de reprendre le flambeau. Babuji fonde officiellement la Shri Ram Chandra Mission en 1945 et va enseigner le Sahaj Marg vers le Sud de l'Inde, ce que lui aurait demandé Lalaji, resté lui dans le Nord. Sa conduite irréprochable et ses nombreux écrits sur le Sahaj Marg en font le véritable fondateur de la Mission.
- Le successeur : Shri Parthasarathi Rajagopalachari, surnommé Chari ou Chariji.
Il est né en 1927, dans une famille de brahmanes de Madras. Directeur exécutif de la Indian Textile Paper Tube Company, filiale de la TTK Krishnamachari Group, il prend sa retraite en 1985 et vit de ses rentes. Homme d'affaires, Chari a beaucoup voyagé tant en Inde qu'en Europe où il a vécu plusieurs années. En 1964, il rencontre pour la première fois Babuji, en 1970 il est déjà secrétaire général de la Mission. A la mort de Babuji en 1983, il lui succède à la tête de la Mission. C'est lui qui entraîne Babuji en Occident dès 1972. Depuis, il n'a jamais cessé d'accroître l'influence de la Mission hors de l'Inde. De mouvement hindou sans réelle organisation, il a transformé la Mission en une structure efficace et mondialisée.
Babuji était vraisemblablement un saint homme aux yeux de la culture hindoue, même si certains de ses propos paraissent parfois teintés d'un brin de folie. Il est par contre très probable que c'est son successeur, Chari, homme d'affaires connaissant parfaitement le monde occidental, qui a transformé le Sahaj Marg en mouvement sectaire...
A ce propos, la succession de Babuji n'est pas très claire. Officiellement, avant de mourir, Babuji aurait nommé Chari pour le remplacer. Mais la succession a semble-t-il donné lieu à des querelles d'influence, avant même le décès de Babuji. Chari dirige la Mission depuis le Sud de l'Inde, à Manapakkam. Mais une autre fraction, depuis Shahjahanpur (état d'Uttar Pradesh, dans le Nord), conserve une relative indépendance de décision.
Enfin, une organisation dissidente est née en août 1991. L'Institute of Sri Ram Chandra Consciousness a été créé par Sri K.C. Narayana, fils du Docteur en philosophie K.C. Varadachari, principal ami et fidèle de Babuji. L'ISRC ne se reconnaît qu'un seul Maître éternellement présent, Babuji. Le Sahaj Marg est remplacé par le Satyapad Marg (true path ou vrai chemin) et la méthode utilisée par les précepteurs est appelée Pranahuti Aided Meditation.
Comment la vie devient un enfer ?
Depuis 1970, la Shri Ram Chandra Mission s'étend vers l'Occident sous l'influence de Chari. L'augmentation du nombre d'abhyasis devient le critère essentiel de réussite. Le calvaire des précepteurs commence. La croissance de la Mission nécessite que Chari s'entoure de nombreux auxiliaires.
Le précepteur est cet auxiliaire corvéable à merci. En plus de ses abhyas quotidiens, il doit s'occuper des adeptes qui lui sont rattachés : open house et sittings collectifs de méditation et de cleaning se succèdent sans discontinuer. Sans parler de ses obligations de formation : participations aux séminaires et formation en ligne sur internet. Et chaque mois, il faut remettre son rapport d'activités... Gare à ceux qui manqueraient d'efficacité !
Les critiques de Chari sont incessantes, jamais un compliment. Individuelles ou collectives, elles accusent les précepteurs de fainéantise. Chari leur reproche le manque de croissance de la Mission et d'être responsables de l'échec des plans de leur vénéré Maître Babuji.
« Au Danemark, en particulier, les gens parlent tellement de Babuji Maharaj, vous voyez que nous nous attendons à ce qu'il y ait de bons résultats ici (...) Et pourtant, il ne semble pas y avoir de résultats dans ce pays (...) Pour l'amour du ciel, réveillez-vous et mettez-vous au travail ! » Discours aux précepteurs - Vrads Sande (Danemark) - 19/09/98
« The divine plan can only be realised by human effort (...) In 1972 I travelled with Babuji to the US. After three weeks there were 76 abhyasis but until 1984 it was arround the same number. What does this show ? Nobody worked. But today we have three thousand. Only work produces results, God works only through human beings.» Discours au Danemark (10/08/2000), cité dans Natural Way (Automne 2000)
Un précepteur anglais rapporte son expérience et ses sentiments suite à un Séminaire à Manchester les 12 et 13/03/1999 : « We watched Chariji's speech to preceptors in India, 01 Ocober 1996 on video. Chariji said preceptors don't work enough. By not working we are really insulting Babuji and his plans. We were sad after the video.» G. Poulton - Natural Way (Automne 2000)
Au lieu de vivre dans la sérénité qui lui était promise, le précepteur sombre dans l'angoisse de déplaire au Maître, de ne jamais en faire suffisamment pour mériter son affection. Un mal-être permanent soigneusement entretenu par Chari...
Le précepteur est cet auxiliaire corvéable à merci. En plus de ses abhyas quotidiens, il doit s'occuper des adeptes qui lui sont rattachés : open house et sittings collectifs de méditation et de cleaning se succèdent sans discontinuer. Sans parler de ses obligations de formation : participations aux séminaires et formation en ligne sur internet. Et chaque mois, il faut remettre son rapport d'activités... Gare à ceux qui manqueraient d'efficacité !
Les critiques de Chari sont incessantes, jamais un compliment. Individuelles ou collectives, elles accusent les précepteurs de fainéantise. Chari leur reproche le manque de croissance de la Mission et d'être responsables de l'échec des plans de leur vénéré Maître Babuji.
« Au Danemark, en particulier, les gens parlent tellement de Babuji Maharaj, vous voyez que nous nous attendons à ce qu'il y ait de bons résultats ici (...) Et pourtant, il ne semble pas y avoir de résultats dans ce pays (...) Pour l'amour du ciel, réveillez-vous et mettez-vous au travail ! » Discours aux précepteurs - Vrads Sande (Danemark) - 19/09/98
« The divine plan can only be realised by human effort (...) In 1972 I travelled with Babuji to the US. After three weeks there were 76 abhyasis but until 1984 it was arround the same number. What does this show ? Nobody worked. But today we have three thousand. Only work produces results, God works only through human beings.» Discours au Danemark (10/08/2000), cité dans Natural Way (Automne 2000)
Un précepteur anglais rapporte son expérience et ses sentiments suite à un Séminaire à Manchester les 12 et 13/03/1999 : « We watched Chariji's speech to preceptors in India, 01 Ocober 1996 on video. Chariji said preceptors don't work enough. By not working we are really insulting Babuji and his plans. We were sad after the video.» G. Poulton - Natural Way (Automne 2000)
Au lieu de vivre dans la sérénité qui lui était promise, le précepteur sombre dans l'angoisse de déplaire au Maître, de ne jamais en faire suffisamment pour mériter son affection. Un mal-être permanent soigneusement entretenu par Chari...
Témoignages d'anciens abhyasis
« Ces deux femmes et cet homme se sont connus à Shri Ram Chandra Mission, à Montpellier. A eux trois, ils ont passé 25 ans dans cette secte hindouïste » relate Sarah Finger, dans la Gazette de Montpellier (N°522-Avril 98).
Aline, acupunctrice, est rentrée en 1987 : « Déstabilisée par un divorce, j'ai rejoint leur groupe de méditation. J'ai commencé à travailler régulièrement pour eux. Ils me culpabilisaient, ont essayé de me séparer de mon nouveau compagnon. Un jour, ils ont condamné les psychothérapies autres que celles qu'ils prônaient. Là, j'ai réagi, étant moi-même thérapeute. »
Elodie n'est pas rentrée dans la secte par le même biais : « Je souhaitais apprendre une technique particulière de respiration, et je me suis inscrite à un stage que proposait un psychothérapeute. J'ignorais qu'il appartenait à cette secte. Ce stage était épuisant. Lors des séances de respiration, nous inspirions et expirions très fort durant plus de 4 heures, sur une musique assourdissante. Le but de cette hyperventilation était de "sortir de soi", de parvenir à un "état de conscience modifié". Nous étions en transe, prêts à tout gober ; nous dormions très peu. Certains ont perdu trois kilos en un week-end. Nous avions signé un chèque de caution de 1 400 F qui était débité si nous partions sans nous justifier devant le groupe… »
Le psychothérapeute allait bientôt pousser Elodie dans la Shri Ram Chandra Mission grâce à une savante manipulation : « Il m'a dit que si je voulais devenir psychothérapeute, il était indispensable de suivre parallèlement une voie spirituelle. Cette voie était bien sûr celle de la mission.»
Les psychothérapeutes membres de Shri Ram Chandra ramenaient les clients de leur cabinet libéral dans la secte, confirme Jean : « Ces psychothérapeutes avaient du pouvoir au sein de la Mission, car ils étaient censés posséder une double compétence, dans le domaine des soins et de la spiritualité.»
Pour Elodie, l'expérience fut catastrophique : « Après deux ans, j'étais dans un état suicidaire, on m'a répondu que c'était normal. L'objectif était, en effet, de devenir un mort-vivant.»
Aline, acupunctrice, est rentrée en 1987 : « Déstabilisée par un divorce, j'ai rejoint leur groupe de méditation. J'ai commencé à travailler régulièrement pour eux. Ils me culpabilisaient, ont essayé de me séparer de mon nouveau compagnon. Un jour, ils ont condamné les psychothérapies autres que celles qu'ils prônaient. Là, j'ai réagi, étant moi-même thérapeute. »
Elodie n'est pas rentrée dans la secte par le même biais : « Je souhaitais apprendre une technique particulière de respiration, et je me suis inscrite à un stage que proposait un psychothérapeute. J'ignorais qu'il appartenait à cette secte. Ce stage était épuisant. Lors des séances de respiration, nous inspirions et expirions très fort durant plus de 4 heures, sur une musique assourdissante. Le but de cette hyperventilation était de "sortir de soi", de parvenir à un "état de conscience modifié". Nous étions en transe, prêts à tout gober ; nous dormions très peu. Certains ont perdu trois kilos en un week-end. Nous avions signé un chèque de caution de 1 400 F qui était débité si nous partions sans nous justifier devant le groupe… »
Le psychothérapeute allait bientôt pousser Elodie dans la Shri Ram Chandra Mission grâce à une savante manipulation : « Il m'a dit que si je voulais devenir psychothérapeute, il était indispensable de suivre parallèlement une voie spirituelle. Cette voie était bien sûr celle de la mission.»
Les psychothérapeutes membres de Shri Ram Chandra ramenaient les clients de leur cabinet libéral dans la secte, confirme Jean : « Ces psychothérapeutes avaient du pouvoir au sein de la Mission, car ils étaient censés posséder une double compétence, dans le domaine des soins et de la spiritualité.»
Pour Elodie, l'expérience fut catastrophique : « Après deux ans, j'étais dans un état suicidaire, on m'a répondu que c'était normal. L'objectif était, en effet, de devenir un mort-vivant.»
Augerans, ou comment s'implanter sur une commune...
En septembre 1988, la Mission achète le château d'Augerans, à 10 km de Dôle, au groupe Peugeot pour près de deux millions de francs. Cette propriété de 10 ha dont une partie de bois et un étang, plus de 3400 m² habitables sur 6 étages, est inaugurée en grande pompe le 9 octobre de la même année.
"L'Ashram du Val d'Amour, c'est le futur nom du château d'Augerans, que M. Lorrain Poirson, un ingénieur habitant dans l'Hérault, rend aujourd'hui à la vie (…)" lit-on dans les Dépêches du Jura du 25/09/88. L'ingénieur y souligne au passage la "bienveillance des administrations qui nous ont facilité au maximum les démarches habituelles pour ce genre de création…".
Plus loin, on peut encore lire : "Des demandes de permis de construire ont également été déposées en mairie pour une extension, concernant des bâtiments annexes. Ce n'est de toute façon pas pour demain, précise M. Poirson, car l'achat du château payé entièrement par des dons de nos adhérents a largement grevé nos finances, et que par ailleurs, il semble qu'il faille compter avec le plan d'occupation des sols de la commune".
Des propos qui se veulent rassurants pour cette petite commune de moins de 150 habitants, qui ne sait pas encore ce qu'est réellement la Mission. Mais très vite la secte change d'attitude. Chari veut qu'Augerans devienne le véritable siège européen de la Mission. Et après avoir songé un moment racheter le château voisin de Mont-sous-Vaudrey, elle préfère contester le plan d'occupation des sols de la commune dès juin 90.
En effet, le POS ne prévoit qu'une extension limitée du bâti à 500 m², le reste du domaine étant en zone protégée. Mais Mireille Humbert, secrétaire adjointe de la Mission, déclare que le Centre européen de yoga - nouvelle appellation du lieu - doit être "une manne pour le village qui ne compte plus que 5 ou 6 enfants" (L'Estocade - Nov. 90).
Ainsi, de nombreuses actions enveniment les relations de la secte avec la municipalité de l'époque. Elle construit sans autorisation un bloc hygiène collectif et un parking de 150 places, refuse de payer la taxe de séjour et sa participation au syndicat des eaux. Enfin, en 1993, elle monte une salle de méditation à l'orée du bois, s'interdisant ainsi toute autre extension au regard du POS.
Arrivent 1994 et la perspective des élections municipales de 95. La secte en profite, nous révèle Jura Magazine (mai 96) : "Gérard Pélissier a été maire pendant six ans (…) Durant son mandat, il a souhaité limiter l'extension de la secte en appliquant le Plan d'Occupation des Sols qui règlemente les capacités d'accueil du château. En représailles, le SRC a fermé le compte qu'elle avait dans la banque où travaille l'ancien maire, en expliquant au directeur que la faute en incombait à l'employé".
A la veille des élections, plusieurs disciples s'installent au château et se font inscrire sur les listes électorales. Ils n'y resteront pas très longtemps, mais juste le temps nécessaire : " (…) le poids des 15 électeurs de la secte a été déterminant sur le scrutin qui se jouait dans un mouchoir de poche" poursuit Jura Magazine. "Quoiqu'il en soit, il est certain que depuis les dernières élections, les soucis de la secte se sont évaporés".
Le nouveau maire, M. Alain Déjeux, n'aime pas trop que la presse vienne l'interroger sur la Mission. "Je n'emploierai pas le mot "secte" au niveau de cette association" lâche-t-il quand même. Il supprime l'arrêté interdisant le camping sur le domaine et demande la suppression des visites de sécurité à l'occasion des séminaires. Et bientôt un nouveau chapiteau de plus de 600 m² est accolé au château…
C'est le bon temps pour la Mission. Elle organise de multiples séminaires, accueillant jusqu'à plus de 1500 personnes. "La création de l'association Créajoie en 1995 atteste de la volonté prosélyte de la secte" lit-on toujours dans Jura magazine. "Bien que son président Xavier DEWEZ affirme que Créajoie n'a rien à voir avec le SCR, les renseignements généraux eux confirment que plusieurs membres de l'association appartiennent à la secte. Cette "filiale", dont un des buts est de "favoriser l'épanouissement de l'individu…", a proposé ses services aux communes du Val d'Amour pour entre autres faire du soutien scolaire."
Prosélyte, la secte se fait donc tranquillement de nouveaux adeptes dans la région, si possible à des postes privilégiés : cela peut toujours servir ! Et justement, patatras, on apprend en juin 2000 que la femme d'Albert Picquet (secrétaire de la section doloise du PS et tête de liste socialiste pour les municipales) est membre de la Mission. Scandale qui le pousse à retirer sa candidature à la demande de la fédération départementale du parti.
Mécontent de l'accueil qu'on lui réserve en France, Chari envisage une nouvelle fois de déménager le siège européen de la Mission (ce n'est que la troisième fois !). Et c'est le maire du village lui-même qui annonce la nouvelle de la mise en vente du château en séance du conseil municipal du 4 janvier 2001 et par des affichettes posées sur les panneaux municipaux.
"L'Ashram du Val d'Amour, c'est le futur nom du château d'Augerans, que M. Lorrain Poirson, un ingénieur habitant dans l'Hérault, rend aujourd'hui à la vie (…)" lit-on dans les Dépêches du Jura du 25/09/88. L'ingénieur y souligne au passage la "bienveillance des administrations qui nous ont facilité au maximum les démarches habituelles pour ce genre de création…".
Plus loin, on peut encore lire : "Des demandes de permis de construire ont également été déposées en mairie pour une extension, concernant des bâtiments annexes. Ce n'est de toute façon pas pour demain, précise M. Poirson, car l'achat du château payé entièrement par des dons de nos adhérents a largement grevé nos finances, et que par ailleurs, il semble qu'il faille compter avec le plan d'occupation des sols de la commune".
Des propos qui se veulent rassurants pour cette petite commune de moins de 150 habitants, qui ne sait pas encore ce qu'est réellement la Mission. Mais très vite la secte change d'attitude. Chari veut qu'Augerans devienne le véritable siège européen de la Mission. Et après avoir songé un moment racheter le château voisin de Mont-sous-Vaudrey, elle préfère contester le plan d'occupation des sols de la commune dès juin 90.
En effet, le POS ne prévoit qu'une extension limitée du bâti à 500 m², le reste du domaine étant en zone protégée. Mais Mireille Humbert, secrétaire adjointe de la Mission, déclare que le Centre européen de yoga - nouvelle appellation du lieu - doit être "une manne pour le village qui ne compte plus que 5 ou 6 enfants" (L'Estocade - Nov. 90).
Ainsi, de nombreuses actions enveniment les relations de la secte avec la municipalité de l'époque. Elle construit sans autorisation un bloc hygiène collectif et un parking de 150 places, refuse de payer la taxe de séjour et sa participation au syndicat des eaux. Enfin, en 1993, elle monte une salle de méditation à l'orée du bois, s'interdisant ainsi toute autre extension au regard du POS.
Arrivent 1994 et la perspective des élections municipales de 95. La secte en profite, nous révèle Jura Magazine (mai 96) : "Gérard Pélissier a été maire pendant six ans (…) Durant son mandat, il a souhaité limiter l'extension de la secte en appliquant le Plan d'Occupation des Sols qui règlemente les capacités d'accueil du château. En représailles, le SRC a fermé le compte qu'elle avait dans la banque où travaille l'ancien maire, en expliquant au directeur que la faute en incombait à l'employé".
A la veille des élections, plusieurs disciples s'installent au château et se font inscrire sur les listes électorales. Ils n'y resteront pas très longtemps, mais juste le temps nécessaire : " (…) le poids des 15 électeurs de la secte a été déterminant sur le scrutin qui se jouait dans un mouchoir de poche" poursuit Jura Magazine. "Quoiqu'il en soit, il est certain que depuis les dernières élections, les soucis de la secte se sont évaporés".
Le nouveau maire, M. Alain Déjeux, n'aime pas trop que la presse vienne l'interroger sur la Mission. "Je n'emploierai pas le mot "secte" au niveau de cette association" lâche-t-il quand même. Il supprime l'arrêté interdisant le camping sur le domaine et demande la suppression des visites de sécurité à l'occasion des séminaires. Et bientôt un nouveau chapiteau de plus de 600 m² est accolé au château…
C'est le bon temps pour la Mission. Elle organise de multiples séminaires, accueillant jusqu'à plus de 1500 personnes. "La création de l'association Créajoie en 1995 atteste de la volonté prosélyte de la secte" lit-on toujours dans Jura magazine. "Bien que son président Xavier DEWEZ affirme que Créajoie n'a rien à voir avec le SCR, les renseignements généraux eux confirment que plusieurs membres de l'association appartiennent à la secte. Cette "filiale", dont un des buts est de "favoriser l'épanouissement de l'individu…", a proposé ses services aux communes du Val d'Amour pour entre autres faire du soutien scolaire."
Prosélyte, la secte se fait donc tranquillement de nouveaux adeptes dans la région, si possible à des postes privilégiés : cela peut toujours servir ! Et justement, patatras, on apprend en juin 2000 que la femme d'Albert Picquet (secrétaire de la section doloise du PS et tête de liste socialiste pour les municipales) est membre de la Mission. Scandale qui le pousse à retirer sa candidature à la demande de la fédération départementale du parti.
Mécontent de l'accueil qu'on lui réserve en France, Chari envisage une nouvelle fois de déménager le siège européen de la Mission (ce n'est que la troisième fois !). Et c'est le maire du village lui-même qui annonce la nouvelle de la mise en vente du château en séance du conseil municipal du 4 janvier 2001 et par des affichettes posées sur les panneaux municipaux.
SRCM = Danger !
Vous êtes ici sur le site d'alerte et d'information sur la Shri Ram Chandra Mission (SRCM), l'enseignement qu'elle véhicule (le Sahaj Marg) et son gourou Chari ou Chariji...
Ceci est la nouvelle version de http://membres.lycos.fr/mielk/
Ce site fonctionne comme un blog ordinaire sur lequel vous pouvez poster vos commentaires. Mais vous pouvez aussi vous y informer grâce au plan qui figure à la droite des messages.
Bonne lecture
Alexis Mielkarski
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